Fact checker automatiquement un discours ou une info en live

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Une analyse publiée par Buzzfeed cette semaine a mis en évidence que durant le dernier mois de la campagne électorale US, les informations erronées, la désinformation et autres fake news avaient touché une plus large audience que les infos recoupées publiées par les médias traditionnels. Et ce particulièrement sur Facebook. Barack Obama s’en est émus en Allemagne lors de sa dernière conf’ de presse en compagnie d’Angela Merkel : « sur Facebook, l’explication par un prix Nobel de physique du changement climatique est exactement identique à la négation du phénomène par quelqu’un qui est financé par les Koch brothers. Si l’on ne peut différencier les arguments sérieux et la propagande, alors on a un problème ».  Une menace pour l’exercice de la démocratie… Full Fact, une association caritative anglaise travaille sur Facts, une application de fact checking totalement automatisée, basée sur l’open data.

Pour le moment le dispositif -qui a obtenu un financement de 50 000€ de la part de Google- requiert encore l’intervention humaine et ne couvre que les informations concernant le Royaume-Uni.  Son utilisation est encore réservée aux journalistes, notamment pour fact checker en direct les propos tenus lors des discours des parlementaires.  Mais la techno devrait rapidement passer les frontières et être utilisables par les particuliers.

On aime : le fact checking en live qui permet d’éclairer les débats à grands enjeux, de pointer les discours de propagande ou conspirationnistes qui influencent les plus mal informés de manière dangereuse dans l’exercice de la démocratie.

Ça nous inspire : un label fact checked sur les réseaux sociaux et les publications digitales, que ce soit pour les infos diffusées par les médias, les particuliers… ou les marques.

#factchecking #opendata

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